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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le lupin densiflore au Canada

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Le Lupinus densiflorus (var. densiflorus) n’est pas visé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), par l’Endangered Species Act des États-Unis, ni par le Red Data Book de l’UICN. NatureServe a attribué la cote G5T4 au L. densiflorus var. densiflorus. La cote G5 signifie que l’espèce est jugée commune à très commune, manifestement non en péril et non susceptible de disparaître dans les conditions actuelles. En Californie, l’espèce est commune et abondante et pousse souvent sur des sols perturbés (Riggins, comm. pers.). La cote T4 signifie que la variété n’est pas menacée de façon évidente et compte de nombreux sites. Cette cote doit être interprétée avec circonscription, étant donné la confusion entourant la taxinomie infra-spécifique de l’espèce. En réalité, si les plantes qui poussent à Victoria et dans les îles voisines situées dans l’État de Washington sont considérées comme distinctes, comme le proposent de nombreux auteurs, cette cote pourrait être augmentée à T2.

À l’échelle de la Colombie-Britannique, le Conservation Data Centre de cette province a attribué à l’espèce la cote S1, qui signifie qu’elle y est très fortement menacée à cause de son extrême rareté ou parce qu'un ou plusieurs facteurs la rendent particulièrement sujette à disparaître (BC Conservation Data Centre, 2002). Le Lupinus densiflorus figure sur la liste rouge de cet organisme, au nombre des espèces et sous-espèces (taxons) indigènes que l'on croit disparues, en voie de disparition ou menacées à l'échelle de la province.

Le Lupinus densiflorus ne bénéficie d’aucune protection découlant d’une loi fédérale ou provinciale ou d’un plan d’aménagement visant un de ses sites. Les populations de la pointe Macaulay et de l’île Trial auront droit à une protection assurée par des organismes fédéraux (le ministère de la Défense nationale et la Garde côtière canadienne, respectivement) si l’espèce est officiellement désignée comme menacée ou en voie de disparition.

Les lois de la Colombie-Britannique ne protègent pas les espèces en péril. Une partie de la population 2 est protégée contre l’aménagement du terrain parce qu’elle se trouve dans un parc municipal. En fait, l’ensemble de la population 2 est gravement menacée par les activités récréatives, et une partie de cette population est aussi menacée par l’aménagement d’infrastructures.