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Évaluation et Rapport du COSEPAC sur la situation Brosme au Canada

Facteurs limitatifs et menaces

La pêche est une importante cause de mortalité chez le brosme (Rapport sur l’état des stocks du MPO, 2000; O’Brien, 2000; Conseil pour la conservation des ressources halieutiques, 2002). Bien qu’il semble exister une pêche dirigée au brosme, ce poisson se retrouve surtout dans les prises accessoires des pêches à la palangre visant la morue, l’aiglefin, la goberge et le flétan (Harriset al., 2002). Des limites de prises accessoires ont été imposées pour la première fois en 1999 (Rapport sur l’état des stocks du MPO, 2000) sur le plateau néo-écossais. D’après le Conseil pour la conservation des ressources halieutiques (2002), il faut rendre les limites de prises accessoires plus restrictives pour éviter la détérioration du stock et continuer à favoriser les efforts de rétablissement. L’être humain, le phoque à capuchon, la morue, le flétan, l’aiguillat commun et plusieurs autres espèces de poissons semblent être les seuls prédateurs connus du brosme (Jensen, 1948; Bowen et al., 1993; Rountree, 1999). Des larves de brosme ont été observées dans l’estomac de limandes à queue jaune (Limanda ferruginea) à une seule station du banc Georges (Collie, 1987).

La pêche rapporte en moyenne 3 469 tonnes de brosmes annuellement. Le maximum (5 130 tonnes) a été enregistré en 1973, et le minimum (90 tonnes), en 1999, dans la division 4X de l’OPANO (Rapport sur l’état des stocks du MPO, 2000). On a imposé des limites de prises accessoires de brosme en 1999. Un plafond de 1 000 tonnes a été appliqué aux débarquements combinés de toutes les flottilles. Environ 80 p. 100 des débarquements proviennent de la division 4X de l’OPANO (environs de la baie de Fundy, Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse et banc Browns). La dernière évaluation intégrale du stock a été effectuée en 1998 (Rapport sur l’état des stocks du MPO, 2000). Le Rapport sur l’état des stocks de 1998 et les mises à jour de 2000 et de 2001 indiquent que les débarquements sont demeurés inférieurs à la moyenne à long terme depuis 1993. Les débarquements en 2000 se chiffraient à 800 tonnes. Ils ont augmenté en 2001, passant à plus de 1 000 tonnes.

Les baisses des débarquements coïncident avec les diminutions tant de la longueur que du poids des brosmes pêchés depuis la fin des années 1970 (Harris et al., 2002). On a récemment enregistré les chiffres les plus faibles pour le poids de chaque individu et le nombre de brosmes capturés. Les débarquements à la baisse et les indicateurs négatifs susmentionnés ont amené la mise en place d’un quota de 1 000 tonnes en 1999. Nombre de ces caractéristiques et tendances sont également observées chez d’autres espèces, mais à des degrés moindres que chez le brosme depuis 1992 (année où le MPO a signalé l’effondrement soudain du stock). Selon le Conseil pour la conservation des ressources halieutiques (2002), malgré les recommandations et les restrictions limitant les prises accessoires, les débarquements de brosmes devraient dépasser facilement le quota de 1 000 tonnes pour l’année de pêche 2001 à 2002.

Le centre de l’aire de répartition du brosme chevauche la frontière canado-américaine. Les tendances au Canada décrites ci-dessus sont, à bien des égards, semblables à celles observées aux États-Unis (O’Brien, 2000). La pêche au brosme aux États-Unis n’est pas gérée. La plupart des captures passées (de 50 à 87 p. 100) ont été réalisées au chalut de fond, mais la pêche à la palangre semble être de plus en plus importante. La pêche est largement confinée au golfe du Maine, où des débarquements stables de 1 700 tonnes métriques ont été réalisés à la fin des années 1960 et au début des années 1970 (O’Brien, 2000). Les débarquements commerciaux ont augmenté entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1980, avant de décliner rapidement en 1981. Selon O’Brien (2000), le ratio des débarquements commerciaux sur l’indice du relevé scientifique d’automne est à la hausse depuis 1986, ce qui indique un accroissement de l’exploitation. Le stock semble être surexploité; le niveau de la biomasse est faible. En 1998, les débarquements se chiffraient à environ 500 tonnes métriques aux États-Unis, comparativement à 1 500 tonnes métriques au Canada.