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Mise à jour - Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’aster très élevé (Symphyotrichum praealtum) au Canada

Résumé

Aster très élevé
Symphyotrichum praealtum

Information sur l’espèce

L’aster très élevé est une herbacée vivace à rhizomes, dressée, à la tige relativement lisse et cireuse et qui atteint une hauteur de 1,5 m. Les feuilles de la partie supérieure de la tige sont généralement étroites et linéaires, elles portent quelques petites dents sur leur marge et n’ont pas de pétiole; les feuilles les plus basses flétrissent et tombent généralement avant le moment de la floraison. L’inflorescence est une série de grappes feuillues de fleurs, les branches inférieures étant généralement plus longues. Les tiges des capitules sont de modérément à densément pubescentes. Les bractées glabres foliacées entourant les capitules sont portées en séries fortement graduées de quatre à six; chacune présente une petite zone verte en losange près de son extrémité. Les capitules ont de 20 à 35 fleurons externes pourvus de rayons bleu violet pâle; les fleurons jaunes du disque central sont au nombre de 20 à 30 et deviennent violets avec l’âge.

Répartition

Le Sud-Ouest de l’Ontario représente la limite nord-est de la répartition de cette espèce. On la trouve dans les comtés de Lambton, d’Essex et de Middlesex ainsi que dans la municipalité de Chatham-Kent.

Habitat

Dans toute son aire de répartition, cet aster croît dans les taillis et les prairies ainsi que dans les savanes de chênes comme on en trouve dans la région de Windsor et sur l’île Walpole.

Biologie

Dans l’ensemble de son aire de répartition en Amérique du Nord, cette espèce comprend plusieurs variétés ayant un nombre variable de chromosomes. L’entité qui est présente en Ontario (var. praealtum) a le double du nombre normal de chromosomes (2n = 32). Comme les autres asters, la variété praealtum est une plante à allofécondation facultative. L’autofécondation est possible, mais elle est habituellement peu productive. Par conséquent, les grandes colonies formées d’un seul clone ne produisent que quelques graines bien qu’il puisse y avoir des milliers de capitules en fleurs au cours de la saison. Cela a des répercussions importantes sur l’adaptabilité à long terme de l’espèce dans les sites où les populations sont formées d’un seul clone.

Taille et tendances des populations

Il existe environ 12 populations connues. L’espèce produit des clones de sorte qu’il est difficile de déterminer le nombre véritable d’individus; la taille des clones varie d’une seule pousse à plus de 100. Trois populations sont connues grâce à des rapports des années 1960. Au moins une population a disparu, et il n’existe aucune information sur les tendances.

Facteurs limitatifs et menaces

La plupart des populations sont constituées de clones dispersés à la lisière des forêts, dans les clairières des boisées ou au bord des ruisseaux et des fossés. Au Canada, cette espèce est principalement menacée par les pertes d’habitat dues aux nouvelles constructions et à l’agriculture.

Importance de l’espèce

L’espèce n’a aucune importance économique ou biologique connue. Les ouvrages publiés ne font état d’aucune utilisation spécifique chez les Autochtones, peut-être en partie parce que cette plante ressemble à un autre aster plus fréquent dans le Sud de l’Ontario.

Protection existante ou autre désignation de statut

Il existe plusieurs populations clonales dans le Ojibway Nature Center, dans la réserve provinciale de la nature Ojibway Prairie et dans le parc du patrimoine Tall-grass de la ville de Windsor, où elles sont protégées. Les autres populations se trouvent sur des propriétés privées où elles ne bénéficient d’aucune protection formelle.

Sommaire du rapport de situation

L’aster très élevé est une espèce très localisée que l’on trouve dans le Sud-Ouest de l’Ontario où elle est principalement regroupée dans deux régions, soit autour de Windsor et sur l’île Walpole. Cette espèce clonale pousse dans 13 localités connues, et il existe peut-être plusieurs milliers de tiges florales au total. Elle est principalement menacée par le fait que certains clones se trouvent à proximité de routes et de zones agricoles où ils peuvent subir les contrecoups des activités humaines.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD) Note de bas de page1
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de page2
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de page3
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de page4
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page 2

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page 3

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page 4

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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