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Mise à jour - Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’aster très élevé (Symphyotrichum praealtum) au Canada

Biologie

La taille des populations peut aller d’une seule plante à un grand nombre d’individus. Il est difficile de déterminer le nombre d’individus génétiques réellement présents sur un site parce que l’espèce produit des rhizomes et peut former de grands clones qui se recouvrent partiellement. Cette espèce est une herbacée vivace qui fleurit à la fin de l’automne.

La reproduction se fait par voie asexuée (fragmentation des rhizomes) et par des graines produites par voie sexuée. Il est facile de transplanter cette plante uniquement à l’aide de petits morceaux de rhizome (d’une longueur de 10 cm) portant une courte pousse aérienne.

Il s’agit d’une espèce à allofécondation semi-obligatoire, comme presque tous les asters (Jones 1978). Pour qu’il y ait une production significative de fruits et de graines, les populations doivent donc habituellement se composer de plusieurs individus génétiquement différents. Les asters peuvent s’autoféconder lorsqu’ils sont stimulés par la présence de pollen d’autres espèces ou par hasard. Normalement, le transport de pollen d’un individu à l’autre est assuré par les insectes, surtout les abeilles, les mouches et les lépidoptères. D’autres insectes peuvent être des vecteurs occasionnels de pollen.

On suppose que la dispersion des akènes (fruit indéhiscent à graine unique) est assurée par le vent.