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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le kiyi du lac Ontario et le kiyi du secteur supérieur des Grands Lacs au Canada - Mise à jour

Résumé technique : Coregonus kiyi kiyi

Coregonus kiyi kiyi

Kiyi du secteur supérieur des Grands Lacs – Upper Great Lakes Kiyi

Répartition au Canada :

Ontario – lacs Supérieur et Huron (et Michigan), disparue des lacs Huron (et Michigan)

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²)

  • Huron – 59 596
  • Supérieur – 82 414
  • Total – 142 010
  • Mesurée selon le total des régions combinées des lacs Huron, Ontario et Supérieur

Préciser la tendance dans la zone d’occurrence (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

En déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non

Superficie de la zone d’occupation (km²)

  • Huron – 10 013
  • Supérieur – 57 742
  • Total – 67 755
  • Mesurée selon les profondeurs des régions combinées > 100 m pour les lacs Huron et Supérieur

Préciser la tendance dans la zone d’occupation (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

En déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non

Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés)

1

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

En déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Non

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Stable?

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

5 ans?

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles). Voir la section Taille et Tendances des populations.

Supérieur : de 129 412 à ~ 2 000 000 selon un poids moyen de 170 g, entre 22 et 330 t. d’individus

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

  •   Supérieur – stable
  •   Huron – en déclin, probablement disparue
  •   Probablement disparue du lac Michigan également

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

  • Huron – 0 % au cours des 15 dernières années, dernière observation enregistrée en 1973
  • Le déclin a probablement été rapide, car le C.k. orientalis a pratiquement disparu du Lac Ontario en 15 ans (de 1927 à 1942).
  • La situation au lac Michigan était probablement semblable.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

  •   Dans les deux lacs : oui
  •   dans le lac Supérieur seulement : non

Énumérer les populations et donner le nombre de populations dans chacune.

  • Supérieur : de 129 412 à ~ 2 000 000 selon un poids moyen de 170 g,  entre 22 et 330 t. d’individus
  • Huron : 0 (Michigan 0)

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

  •   Supérieur : stable
  •   Huron (Michigan) : en déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Non

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • surexploitation commerciale, espèces introduites?

Effet d’une immigration de source externe

  • Supérieur : néant (À moins que l’on tienne compte des eaux américaines d’un même lac comme une source, la structure de la population dans le lac est inconnue)
  • Huron : faible

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

Dans les eaux américaines du lac Supérieur

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

S2S3 (WI), S3 (MN), S3 (MI)

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Oui?

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Oui?

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Oui?

Analyse quantitative

Données non disponibles

Statut actuel – C. kiyi kiyi

  • Classification selon Nature Conservancy (NatureServe 2005)
    • Mondiale – G3
    • Nationale
      • États-Unis – N3
      • Canada – N3?
    • Régionale
      • États-Unis – S1 (IN), S3 (MI), S3 (MN), SX (NY), S2S3 (WI)
      • Canada – Ontario – S3.
  • Autres
    • UICN – VU (vulnérable)
    • AFS – T (menaçée)
    • Les espèces sauvages 2000 (Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril 2001)
      • Canada – 1
      • Ontario – 1
    • COSEPAC– Préoccupante (mai 2005)

Statut et justification de la désignation

Statut : Préoccupante

Code alphanumérique : Sans objet

Justification de la désignation : Cette sous-espèce, qui ne se trouve actuellement que dans le lac Supérieur, est disparue des lacs Huron et Michigan en raison d’un ensemble de facteurs qui comprennent l’exploitation et l’introduction d’espèces exotiques. La disparition de ce poisson des lacs Huron et Michigan s’est produite sur plus de trois générations dans le passé. La population restante du lac Supérieur semble stable et fait l’objet d’une petite pêche réglementée. D’autres menaces, telles que l’introduction d’espèces exotiques, qui ont eu une incidence sur les populations dans la région inférieure des Grands Lacs, ne semblent pas importantes dans le lac Supérieur.

Application des critères

  • Critère A (Population globale en déclin) : Ce critère ne s’applique pas. La sous-espèce a disparu de plus de 50 % de son ancienne zone d’occurrence canadienne (ainsi que de lac Michigan, les dernières observations dans les lacs Huron et Michigan datant respectivement de 1973 et de 1974). Le déclin des zones d’occupation et d’occurrence n’est toutefois pas survenu durant les trois dernières générations ou les derniers dix ans. On trouve toujours la sous-espèce dans le lac Supérieur, mais on ne connait toutefois pas les tendances des populations. Une pêche commerciale excessive et la concurrence avec des espèces exotiques, qui semblent avoir entraîné la disparition de la sous-espèce des lacs Huron et Michigan, n’auront probablement pas une incidence aussi importante dans le lac Supérieur. On doit toutefois garder en tête le déclin rapide dans les autres lacs, qui est survenu en peu de temps (~ 15 ans dans le lac Ontario) et le fait que la sous-espèce pourrait connaître un déclin rapide pouvant aller jusqu’à sa disparition (comme cela est arrivé à d’autres ciscos des Grands Lacs) en raison de facteurs qui demeurent pour l’instant inconnus.
  • Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Ce critère ne s’applique pas. Les zones d’occurrence (82 000 km²) et d’occupation (58 000 km²) actuelles se situent nettement au-dessous du seuil relatif aux espèces en voie de disparition ou menacées (B1 ou B2). Aucune preuve ne vient suggérer une grande fragmentation de la sous-espèce et le nombre de sites dans le lac Supérieur demeure inconnu, mais dépasse sans aucun doute la valeur minimale de dix qui s’applique aux espèces menacées. Il n’y a aussi aucune donnée qui indique des fluctuations extrêmes ou un déclin continu du nombre d’habitats, de leur étendue ou de leur qualité. 
  • Critère C (Petite population globale et déclin) : Ce critère ne s’applique pas. Les estimations de 2000 et de 2001 relatives à la partie est du lac Supérieur indiquent entre 22 et 330 tonnes de ciscos dans les parties les plus profondes des eaux canadiennes. En fonction d’un poids moyen de 0,17 kg (Scott et Crossman, 1998), cela équivaut à entre 130 000 et 2 000 000 d’individus, ce qui dépasse le seuil de 10 000 individus (qui de toute façon ne signifie rien pour une telle espèce). Cette estimation repose toutefois sur un poids moyen et ne fournit aucune information au sujet de la proportion d’individus matures, qui serait considérablement moins élevée. On n’a tout simplement pas accès à des données qui permettraient de fournir de l’information sur les tendances des populations du lac Supérieur, malgré le fait que les niveaux de récolte récents équivalent à environ 10 % de la biomasse estimée.  
  • Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Ce critère ne s’applique pas. On compte plus de 1 000 individus matures, une zone d’occupation de plus de 20 km² et plus de cinq sites ou emplacements.
  • Critère E (Analyse quantitative) : Aucune donnée n’est disponible.