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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la souris des moissons de la sous-espèce Megalotis et de la sous-espèce Dychei au Canada – Mise à jour

Répartition

Aire de répartition mondiale

La souris des moissons est endémique à l’Amérique du Nord et se trouve presque partout dans le centre-ouest du Mexique et dans l’ouest des États-Unis. Sa limite septentrionale se situe dans le sud-ouest du Canada (Hall, 1981; figure 1).

Aire de répartition canadienne 

Au Canada, l’aire de répartition de la souris des moissons se limite aux prairies intramontagnardes du centre-sud de la Colombie-Britannique (R. m. megalotis) et à la prairie mixte sèche du sud-est de l’Alberta (R. m. dychei; figure 2). Son aire de répartition canadienne compte pour moins de 1 p. 100 de son aire de répartition totale. Les populations de la Colombie-Britannique et de l’Alberta représentent seulement 0,3 p. 100 et 1,7 p. 100 de l’aire de répartition totale de la R. m. megalotis et de la R. m. dychei, respectivement. Les zones d’occurrence du R. m. megalotis et du R. m. dychei sont estimées à 2 850 et à 459 km², respectivement, selon les emplacements où ces sous-espèces ont été piégées récemment et par le passé (Secrétariat du COSEPAC, selon les données de P.M.F. Lindgren). De façon semblable, les zones d’occupation sont d’approximativement 108 et 165 km².

Colombie-Britannique

La souris des moissons est présente partout dans la vallée de l’Okanagan, au nord jusqu’à Vernon, et dans la vallée de la rivière Similkameen, au nord jusqu’à Keremeos (Nagorsen, 1995). Elle n’a pas été capturée dans le centre de l’Okanagan près de Kelowna, ce qui donne à penser que la population de Vernon est isolée des populations au sud (figure 2). L’espèce est également absente des vallées adjacentes, notamment des vallées des rivières Thompson et Kettle (Nagorsen, 1995). Cependant, l’absence de données n’est peut-être pas le moyen le plus fiable d’évaluer la répartition, étant donné le faible nombre de captures (Sullivan et Sullivan, 2004). Par exemple, son absence de la région de Kelowna est fondée sur quatre transects et sur 600 nuits-pièges, celle de la vallée de la rivière Thompson est fondée sur deux transects et 300 nuits-pièges et celle de la vallée de la rivière Kettle est fondée sur quatre transects et 600 nuits-pièges (Nagorsen, 1995; tableau 1).

Tableau 1. Observations récentes fournissant des données sur la distribution et la démographie de la souris des moissons.
LieuAnnéeNuits-piègesIndividus capturésSource
Prairie Valley (Summerland), C.-B.1999 à 200327 300
321
Sullivan, 2004; Sullivan et Sullivan, 2006a
Station de recherches d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (Summerland), C.-B.1993 à 199511 600
347
Sullivan et Sullivan, 2004
Osoyoos et Oliver, C.-B.1994 à 199610 192
346
W. Klenner, données inédites
Keremeos, C.-B.1990150
3
Nagorsen, 1995
Vallée de la rivière Thompson, C.-B.1991300
0
Nagorsen, 1995
Kelowna, C.-B.1992600
0
Nagorsen, 1995
Vallée de la rivière Kettle, C.-B.1990 et 1992600
0
Nagorsen, 1995
Réserve nationale de faune de Suffield, AB1994 à 199648 578
95
Reynolds et al., 1999
Sud-est de l’Alberta (14 localités)1982 à 20056 000 et plus
0
D. Gummer, comm. pers.

Alberta

La répartition de la souris des moissons en Alberta est peu connue. Elle n’a été observée que dans quatre localités. Avant 1994, sa répartition était fondée sur trois spécimens de musée recueillis près de Milk River, Medicine Hat et dans la réserve de pâturage Pinhorn près de Manyberries (Moore, 1952; Smith, 1993). Au cours des années 1994 et 1995, 95 souris des moissons ont été capturées le long de la rivière Saskatchewan Sud dans la réserve nationale de faune de la Base des Forces canadiennes Suffield (Reynolds et al., 1999; tableau 1), ce qui a étendu l’aire de répartition de 80 km vers le nord (Engley et Norton, 2001).

À l’exception des enregistrements de Suffield (Reynolds et al., 1999), l’espèce n’a pas été signalée en Alberta depuis 1966. Il manque encore des données intermédiaires malgré les nombreux relevés (D. Gummer, comm. pers.; tableau 1) et l’analyse approfondie des boulettes de régurgitation des strigidés (Schowalter, 2004; R. Poulin et R. Schmelzeisen, comm. pers.) recueillies dans l’aire de répartition présumée de cette espèce en Alberta. L’analyse des boulettes de régurgitation se révèle un excellent moyen d’échantillonner ces souris. Les données laissent entendre que la souris des moissons est très rare en Alberta et que les spécimens de l’espèce recueillis dans la réserve nationale de faune de Suffield font peut-être partie d’une population septentrionale distincte, isolée de la population du Montana par au moins 150 km (figure 2).

Figure 1. Distribution de la souris des moissons en Amérique du Nord (information tirée de Hall, 1981 et Reynolds et al., 1999).

Figure 1. Distribution de la souris des moissons en Amérique du Nord (information tirée de Hall, 1981 et Reynolds et al., 1999).

Figure 2. Distribution canadienne de la souris des moissons. Les emplacements historiques en Alberta ont été recensés en 1951 et en 1966.

Figure 2. Distribution canadienne de la souris des moissons. Les emplacements historiques en Alberta ont été recensés en 1951 et en 1966.