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Programme de rétablissement de la tradescantie de l’Ouest (Tradescantia occidentalis) au Canada – 2013

3. Information sur l'espèce

3.1 Description de l'espèce

La tradescantie de l'Ouest est une plante herbacée vivace de la famille des Commelinacées; son nom commun anglais (Spiderwort) vient de la substance collante sécrétée par les feuilles ou les tiges blessées qui, en durcissant, ressemble à une toile d'araignée (Kershaw et coll., 2001). Elle a des tiges semi-succulentes pouvant atteindre 60 cm de hauteur et des feuilles graminoïdes (Looman et Best, 1979). Les jeunes plants peuvent ressembler à des pousses herbacées. Les fleurs ont trois pétales dont la couleur varie du rose au violet, le bleu foncé étant la couleur la plus courante (figure 1; Scoggan, 1957; Looman et Best, 1979). Les fleurs sont regroupées en cyme au sommet des tiges; chaque fleur ne vit qu'un jour (elle s'ouvre tôt le matin et se referme habituellement vers midi) (Faden, 2000; C. Neufeld, obs. pers.). La plante fleurit de la fin juin à la mi-juillet; la plupart des capsules de graines parviennent à maturité avant la fin de juillet (Kershaw et coll., 2001). Elle ne se reproduit que par graines : les plants sont dépourvus des rhizomes nécessaires à la multiplication végétative (Scoggan, 1978; Great Plains Flora Association, 1991; Remarchuk, 2006).

Figure 1. Tradescantie de l'Ouest en fleurs © Candace Neufeld

Figure 1 – Photographie d’une tradescantie de l’Ouest en fleur

3.2 Population et répartition

L'aire de répartition de la tradescantie de l'Ouest en Amérique du Nord s'étend, d'est en ouest, de New York à l'Arizona et, du nord au sud, de la Saskatchewan au Texas (figure 2). Au Canada, la tradescantie de l'Ouest ne compte que quatre populations[2] réparties en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba (fig. 3). Ces populations se trouvent dans les dunes du lac Pakowki (sud-est de l'Alberta), dans les dunes Elbow (centre-sud de la Saskatchewan) et dans les dunes Routledge et Lauder (Manitoba). Bien que le COSEPAC (Smith, 2002) reconnaisse qu'il existe une population « est » et une population « ouest » dans les dunes Lauder, ces deux populations seront considérées comme une seule population aux fins du présent programme de rétablissement pour les raisons suivantes : elles se trouvent dans le même complexe dunaire; les occurrences « est » et « ouest » sont séparées par moins de 1,5 km avec environ 1 km de cultures et une route gravelée divisant l'habitat de dune convenable (NatureServe, 2010b); il existe un niveau élevé de similarité génétique entre les deux populations, ce qui indique qu'il est probable que des échanges génétiques se produisent ou se soient produits entre elles (Remarchuk, 2006); l'habitat des deux populations et les menaces qui pèsent sur elles sont similaires.

Figure 2. Aire de répartition de la tradescantie de l'Ouest en Amerique du Nord

Figure 2 – Répartition actuelle de la tradescantie de l’Ouest en Amérique du Nord. On la retrouve à plusieurs endroits dispersés au centre des États-Unis et jusqu’au sud du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta.

Dans les trois provinces où la tradescantie de l'Ouest est présente, la zone d'occupation[3] et la zone d'occurrence de l'espèce sont limitées[4] (COSEPAC, 2002). Les nombreuses études ciblées réalisées au cours des dernières années, depuis la mise à jour du rapport de situation du COSEPAC (Smith, 2002), ont permis d'accroître considérablement la zone d'occupation connue et les estimations de la taille de la population, mais la zone d'occurrence, le nombre total de populations et les menaces qui pèsent sur l'habitat demeurent très semblables à ce qu'ils étaient avant la mise à jour du rapport de situation de l'espèce. Dans le cadre de l'évaluation de 1990 du COSEPAC, le nombre de plants répartis dans 5 quarts de section[5] situés dans 2 provinces a été estimé à 3 500 (Smith et Bradley, 1990); ce nombre a été mis à jour lors de l'évaluation de 2002 du COSEPAC, passant à 22 000 plants répartis dans 19 quarts de section situés dans 3 provinces, avec une zone d'occupation inférieure à 10 km2 et une zone d'occurrence d'environ 500 km2 (Smith, 2002). Depuis 2010, la population canadienne a été estimée à plus de 100 000 plants répartis dans 39 quarts de section situés dans 3 provinces, avec un indice de zone d'occupation[6] de 76 km2 (tableau 1; données inédites d'Environnement Canada; données sur l'occurrence d'élément du Centre de données sur la conservation de la Saskatchewan, 2010; données sur l'occurrence d'élément du Conservation Information Management System de l'Alberta, 2010; données sur l'occurrence d'élément du Centre de données sur la conservation du Manitoba, 2010).

Figure 3. Aire de répartition connue de la tradescantie de l'Ouest au Canada

Figure 3 – Aire de répartition connue actuelle des quatre populations canadiennes de tradescantie de l’Ouest. On trouve deux populations près de Brandon (Manitoba), une près d’Elbow (Saskatchewan), et une autre près de Medicine Hat (Alberta).

Les méthodes de recensement et de suivi de la tradescantie de l'Ouest utilisées jusqu’à maintenant manquent de cohérence. De plus, les rares estimations disponibles de l'abondance de la population demeurent très variables et leur exactitude et leur précision, douteuses. C’est pourquoi il est difficile d’inférer des tendances sur la base des données recueillies à ce jour. Des différences menant éventuellement à des erreurs d'échantillonnage peuvent être détectées dans les techniques de relevé ou d'échantillonnage, les activités de recherche, les méthodes de dénombrement, la détectabilité au moment des recherches, les compétences de l'observateur et peut-être les variations interannuelles des facteurs environnementaux (p. ex. : Goulet et Kenkel, 1997; Peters, 2003a; idem, 2003b; Godwin et Thorpe, 2004-2007; Remarchuk, 2006; Peters et coll., 2009). Par conséquent, comme les données ne sont ni normalisées ni uniformes, les tendances actuelles de la population ne sont pas connues; il n'existe cependant aucun indice de déclin continu du nombre d'individus ou de la zone d'occupation. Les augmentations importantes de la taille de la population et de la zone d'occupation rapportées au cours des dernières décennies ne doivent pas être interprétées comme une augmentation réelle (attribuables à des phénomènes biologiques) de la taille de la population, mais plutôt comme l’accumulation de données nouvelles résultant de l’intensification des activités de recherches.

Tableau 1. Résumé des dénombrements des populations connues de tradescanties de l'Ouest au Canadaa. Version accessible du Tableau 1
SiteAnnée où l'espèce a été observée pour la première foisEstimation récente de la population [année]bEstimation de la population selon le COSEPACg Estimation la plus élevée de la population [année]b
Manitoba
Dunes Routledge192313 402 [2005]c9422 [2001]26 550 [1996]d
Dunes Lauder
• Dunes Lauder Ouest1950775 [2005]c619 [2001]h854 [2001]
Dunes Lauder Est19954 024 [2005]c4321 [2002]19 540 [1996]d
Alberta
Dunes du lac Pakowki198637 195 [2007/08]f7450 [2002]37 195 [2007/08]
Saskatchewan
Dunes Elbow
Pâturage communautaire Elbow, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Direction générale des services    199144 000 [2006]c42 [1991]69 000 [2005]c
Parc provincial Douglas20014 686 [2009]e100 [2002]4 686 [2009]

a Les valeurs et les occurrences figurant dans le tableau sont celles qui étaient connues d'Environnement Canada au mois de janvier 2011. Sources : Smith et Bradley, 1990; Hohn, 1994; Goulet et Kenkel, 1997; Hughes, 2001; Peters, 2003a; idem, 2003b; Godwin et Thorpe, 2004-2007; T. Sample (comm. pers.); Remarchuk, 2005; idem, 2006; Peters et coll., 2009; S. Vinge (comm. pers.), C. Neufeld (données inédites), Neufeld, 2008; idem, 2010; enregistrements sur l'occurrence d'élément du Centre de données sur la conservation du Manitoba (données inédites); enregistrements sur l'occurrence d'élément du Natural Heritage Information Centre de l'Alberta.
b Nota : la taille des populations est le plus souvent une estimation en raison de la grandeur du territoire sur lequel les individus sont répartis ou de l’importance du nombre d’individus présents dans un secteur donné. La plupart des relevés ne font pas état de l’ensemble des individus observés au cours d'une année. De plus, pour certains observateurs, l’unité de dénombrement était la tige, tandis que pour d'autres, l’unité de dénombrement était la touffe. Par conséquent, il est impossible de comparer la taille des populations d'une année à l'autre. La plupart des populations ont été revisitées depuis les dernières estimations de populations, mais les visites avaient pour but de délimiter la zone d'occupation et non de dénombrer les populations.
c Ces estimations sont fondées sur des dénombrements effectués le long de transects, à partir desquels la densité moyenne de la population a été extrapolée à toute la superficie d'habitat convenable disponible sur chaque dune. Pour connaître les méthodes utilisées et les écarts-types de chaque estimation, consulter les documents (Godwin et Thorpe, 2004; idem, 2006; Remarchuk, 2006).
d Seules les plants en fleurs ont été dénombrés. Le nombre a été divisé par 0,3 pour tenir compte du fait que seulement le tiers des plants fleurit à la fois, ce qui pourrait avoir gonflé l'estimation (Goulet et Kenkel, 1997; Hughes, 2001).
e Comme les occurrences n'ont pas toutes été revisitées pour cette estimation, ce nombre n'est qu'une estimation d'une partie de la population.
f Seules certaines occurrences ont été dénombrées. Pour estimer le reste de la population, on a extrapolé la densité moyenne de la population à un secteur délimité par GPS (Remarchuk, 2005; Peters et coll., 2009).
g Tirée de Smith (2002).
h Deux tailles de population différentes sont indiquées dans le rapport source pour 2001 (Hughes, 2001). Le COSEPAC reprend la taille de la population figurant dans le tableau du rapport, tandis que le Centre de conservation des données du Manitoba reprend celle qui est indiquée dans le texte du rapport.

3.3 Besoins de la tradescantie de l'Ouest

On trouve la tradescantie de l'Ouest dans des habitats au modelé éolien[7] dont les sols proviennent de dépôts lacustres ou glaciolacustres sablonneux et sablonneux-limoneux (David, 1977). L'habitat est dans un état intermédiaire, en transition entre un habitat récemment perturbé et un habitat entièrement stabilisé, probablement aux premiers stades de succession végétale ou au stade de stabilisation partielle. La succession écologique entraîne la végétalisation graduelle puis la stabilisation des dunes mobiles; seuls les feux répétés, les perturbations liées au broutage et les fluctuations climatiques font qu’elles demeurent nues, dépourvues de plantes ligneuses (Commission géologique du Canada, 2001). Ainsi, la tradescantie de l'Ouest a besoin d’habitats éolisés dont la végétation indigène est soumise à des régimes de perturbations (feux et le broutage) assimilables aux régimes historiques.

À l'échelle régionale, dans les dunes Pakowki, en Alberta, la tradescantie de l'Ouest est surtout répandue dans les parcelles de terrain plan bordés par des dunes stabilisées par de la végétation de prairie mixte, ou le long des versants sud de dunes mobiles ou partiellement stabilisées (Peters, 2003a; Remarchuk, 2006). Dans les dunes Elbow, en Saskatchewan, et dans les dunes Lauder et Routledge, au Manitoba, on trouve surtout la tradescantie de l'Ouest sur les versants sud ou sud-ouest de dunes partiellement stabilisées et, dans une moindre mesure, sur les replats sablonneux modérément végétalisés (Hohn, 1994; Goulet et Kenkel, 1997; Hughes, 2001; Godwin et Thorpe, 2006; Remarchuk, 2006). Dans ces habitats, un couvert forestier broussailleux de peupliers faux-trembles (Populus tremuloides), de cerisiers de Virginie (Prunus virginiana) et, au Manitoba, de chênes à gros fruits (Quercus macrocarpa) forme une matrice au sein de laquelle les prairies sablonneuses et les parcelles de sable dénudées semblent isolées les unes des autres. Il est possible qu’historiquement, les dunes et les prairies parsemées d’îlots de trembles et d'arbustes aient dominé le paysage.

En 2006, Godwin et Thorpe ont effectué un relevé détaillé des dunes Elbow, en Saskatchewan, qui leur a permis de découvrir que l'habitat de prédilection de la tradescantie de l'Ouest était constitué des versants de dunes, de pente moyenne ou abrupte, orientés vers le sud et le sud-ouest, comportant des plaques où le sable nu est partiellement exposé et dépourvus terre végétale ou matière organique (horizon A). Ces pentes de dunes privilégiées par la tradescantie de l'Ouest se caractérisaient par leur végétation de prairie typique des dunes stabilisées ou des premiers stades de succession végétale, et par le peu de végétation haute (arbres et arbustes). Cette description semble correspondre aux descriptions des dunes occupées par l’espèce en Alberta et au Manitoba (Hohn, 1994; Goulet et Kenkel, 1997; Peters, 2003a; idem, 2003b; Remarchuk, 2006).

À différents degrés dans l'ensemble de l'aire de répartition canadienne, on trouve la tradescantie de l'Ouest à travers des arbustes ou sous un couvert forestier de trembles ou un couvert plus ouvert de chênes, mais presque toujours au voisinage immédiat d’occurrences occupant des pentes ouvertes (Goulet et Kenkel, 1997; Godwin et Thorpe, 2006). Les hypothèses avancées pour expliquer l'établissement et la survie de l'espèce dans ces habitats semi-ombragés « secondaires » sont notamment la protection contre le broutage qu'offre la végétation relativement haute, l’accumulation en bas de pente de graines produites par les plants situés en amont ou les restes d’une importante occurrence qui existait lorsque l'habitat, aujourd’hui stabilisé par la succession végétale, était plus sablonneux et plus ouvert. À l'occasion, on peut apercevoir des tradescanties de l'Ouest en terrain boisé, le long de sentiers animaliers sablonneux qui relient des parcelles de dunes isolées. Ces occurrences résultent très probablement de la dispersion des graines par les ruminants. Bien que certaines de ces occurrences en milieu arbustif ou boisé soient vraisemblablement transitoires, elles peuvent contribuer à la dispersion des graines et du pollen, par les cerfs ou les pollinisateurs, entre les occurrences d'une population ou d'une métapopulation. Les cerfs de cette région peuvent se déplacer sur de longues distances en peu de temps et pourraient être à l'origine de la colonisation historique, à courte et à longue distance, des complexes dunaires par l’espèce (Skelton, 2010). Même si on a laissé entendre qu'un certain couvert arbustif bas dans le complexe dunaire pouvait être déterminant pour la tradescantie de l'Ouest occupant un milieu exposé, l'empiètement complet par la végétation ligneuse qui entraînerait la stabilisation des dunes doit être évité (Goulet et Kenkel, 1997; Smith, 2002). Les nombreuses adaptations physiologiques de la tradescantie de l'Ouest aux conditions de sécheresse donnent à penser qu'elle est mieux adaptée aux habitats chauds et secs qu'aux habitats humides et frais (Remarchuk, 2006).

Des listes détaillées des espèces de plantes qui poussent à proximité de la tradescantie de l'Ouest figurent dans Smith (2002) et Remarchuk (2006)[8]. Remarchuk (2006) n'a pas constaté que la tradescantie de l'Ouest était associée à des taxons végétaux en particulier; les petites différences entre les espèces associées aux différentes populations ont été attribuées aux différents niveaux d’avancement de stabilisation des dunes ou aux différences de hauteur de la pente (à l’échelle des provinces), ainsi qu'aux différences entre les communautés (à l’échelle des régions). Selon Godwin et Thorpe (2006), les espèces les plus abondantes dans l'habitat de la tradescantie de l'Ouest seraient associées aux premiers stades ou aux stades intermédiaires de la succession dans les habitats dunaires ou les prairies de dunes basses stabilisées.

Facteurs limitatifs

La tradescantie de l'Ouest étant dépourvue des rhizomes nécessaires à la multiplication végétative (Goulet et Kenkel, 1997; Remarchuk, 2006), elle ne se reproduit que par graines. Par conséquent, la tradescantie de l'Ouest dépend probablement d'un éventail d'insectes pollinisateurs, en particulier les halictes (Smith, 2002; Alberta Western Spiderwort Recovery Team, 2005). De plus, pour assurer le succès de la pollinisation et de la reproduction, les habitats convenables doivent être suffisamment reliés entre eux pour favoriser la dispersion de ces insectes et de tout vecteur de dissémination des graines. Cette dispersion des pollinisateurs et des graines est nécessaire au maintien du flux génétique entre les occurrences d’une population (Remarchuk, 2006). Les mécanismes de dispersion à longue distance des graines de la tradescantie de l'Ouest ne sont pas connus, mais on sait qu'elle est souvent broutée. L'herbivorie pourrait donc jouer un rôle dans la dispersion des graines, bien qu'aucune étude sur le sujet n'ait été menée. Les capsules contenant les graines pendent en grappes de sorte que la plupart des graines sont naturellement libérées près de la plante mère, ce qui entraîne une distribution regroupée des plants autour de la plante mère, certaines graines étant emportées vers le bas de la pente par la gravité ou par le ruissellement (Smith, 2002; Remarchuk, 2006).

Une étude sur la diversité génétique au sein de toutes les populations canadiennes et entre celles-ci a permis de déterminer que les populations étaient isolées et qu'il n'y avait aucun flux génétique entre elles (Remarchuk, 2006). Il existait une forte similarité génétique au sein des populations de chaque province, ce qui indique un risque potentiel de dépression endogamique dans l’éventualité d’un déclin important des populations. Les populations de l'Alberta et de la Saskatchewan sont toutefois suffisamment importantes et, tant que l'habitat fera l'objet de mesures de conservation et d'une gestion adéquates, une dépression endogamique est peu susceptible de survenir (Remarchuk, 2006).


2 Selon la définition du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), une population est définie comme étant « un groupe d’une espèce sauvage géographiquement ou autrement distinct qui a peu d'échanges démographiques ou génétiques avec de tels autres groupes. Théoriquement, les populations maintiennent une distinction génétique s'il y a normalement un individu immigrant ou un gamète par génération au plus. » (COSEPAC, 2010). NatureServe considère que les occurrences qui se trouvent à moins de un kilomètre les unes des autres, ou à moins de trois kilomètres si elles sont séparées par moins de un kilomètre d'habitat non convenable, proviennent de la même occurrence d’élément (NatureServe, 2010b). Aux fins du programme de rétablissement, le terme « occurrence d’élément » est considéré comme équivalent au terme « population ». La population canadienne correspond au nombre total d'individus matures au Canada.

3 La zone d'occupation est la partie de la « zone d'occurrence », ou aire de répartition d'une espèce, qui est réellement occupée par l'espèce (COSEPAC, 2010). Elle peut également être considérée comme l'aire occupée par chaque occurrence.

4 Le COSEPAC définit la zone d'occurrence comme étant «La superficie délimitée par un polygone sans angles concaves comprenant la répartition géographique de toutes les populations connues d'une espèce sauvage. » (COSEPAC, 2010).  

5 Le système d'arpentage des terres fédérales (McKercher et Wolfe, 1986) est la méthode de quadrillage employée dans les provinces des Prairies pour décrire l'emplacement géographique des terres. Les provinces sont divisées en cantons et chaque canton est divisé en 36 sections. Chaque section est ensuite divisée en 4 quarts de section de 0,8 km x 0,8 km.

6 L'indice de zone d'occupation est calculé en comptant le nombre total de mailles de grille de 2 km x 2 km qui contient l'espèce (COSEPAC, 2010). Ce compte, qui était à jour en décembre 2010, a été effectué en utilisant soit la zone d'occupation cartographiée pour chaque occurrence, soit les coordonnées des centroïdes des populations dont les relevés n'étaient pas suffisamment détaillés. Les occurrences recensées incluses dans le calcul de l'indice de zone d'occupation devaient respecter les critères suivants : les occurrences sont décrites avec précision et exactitude au moyen d’un système de coordonnées géographiques, l'habitat existe encore à cet endroit pour assurer la survie de l'espèce et des occurrences ont été confirmées à cet endroit au cours des 25 dernières années. Voici une ventilation de l'indice de zone d'occupation par population : dunes Lauder = 20 km2, dunes Routledge = 12 km2, dunes Elbow = 32 km2 et dunes Pakowki = 12 km2.

7 Éolien signifie transporté, déposé, produit ou érodé par l'action du vent.

8 Pour les listes des plantes associées, voir Goulet et Kenkel (1997) et Hohn (1994) pour le Manitoba, Godwin et Thorpe (2006) pour la Saskatchewan, et Peters (2003a et 2003b) et Remarchuk (2005) pour l'Alberta.