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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le spatulaire (Polyodon spathula) au Canada – Mise à jour

Répartition

Aire de répartition mondiale 

Le spatulaire habite dans les eaux lentes de la vallée du Mississippi, dans les bassins hydrographiques adjacents du golfe du Mexique et dans les réseaux hydrographiques du Missouri et de l’Ohio (figure 2) (Burr, 1980; Parker, 1987, 1988), et il a autrefois été observé dans les Grands Lacs (Halkett, 1913; Trautman, 1957). L’espèce n’a jamais été commune dans les Grands Lacs; sa présence n’a été confirmée avec certitude que dans le lac Érié, où au moins deux observations bien authentifiées ont été recensées, les deux datant d’avant 1910 (Van Meter et Trautman, 1970).

Figure 2. Répartition mondiale du spatulaire. Figure modifiée tirée de Parker (1988).
●ancienne répartition canadienne
aire de répartition américaine actuelle.

Figure 2. Répartition mondiale du spatulaire. Figure modifiée tirée de Parker (1988).

Aire de répartition canadienne 

La présence de cette espèce dans les eaux canadiennes (figure 2) repose sur des individus prélevés dans le lac Huron, près de Sarnia (2 individus), dans la rivière Spanish, un affluent de la baie Georgienne (1 individu), et dans le lac Helen, en marge de la rivière Nipigon (Halkett, 1913). Le spatulaire a également été signalé dans le bassin hydrographique du lac Supérieur (1 individu) à la fin des années 1800 et au début des années 1900 (Halkett, 1913). La dernière observation canadienne remonte à 1917 (Parker, 1988; Reid et al., 2007). Les observations du lac Érié (Trautman, 1957) proviennent des eaux américaines du lac. Leur authentification est donc problématique et certains remettent en question leur validité (Parker, 1988).

L’espèce n’a pas été observée dans les eaux canadiennes au cours des 90 dernières années et est présumée disparue du pays. En ce moment, il est impossible de connaître sa zone d’occurrence réelle au Canada, mais elle aurait sans doute été supérieure à 100 000 km² [estimée d’après un polygone tracé au meilleur des connaissances existantes (voir COSEPAC, 2007) appliquées à l’aire de répartition historique connue], ce qui représente environ 3 p. 100 de l’aire de répartition mondiale. Étant donné le manque de données sur sa répartition actuelle et ses préférences en matière d’habitat, il est impossible d’établir la zone d’occupation, mais elle aurait probablement été inférieure à 100 000 km².

Le Canada n’a jamais représenté une partie importante de la répartition du spatulaire. Aux États-Unis, l’espèce est disparue du Maryland, du Michigan, de l’État de New York, de la Caroline du Nord, de la Pennsylvanie (Graham, 1997) et du bassin des Grands Lacs, toutes des zones vraiment en périphérie de son aire de répartition qui n’ont probablement jamais constitué une partie importante de celle-ci (Cooper, 1983). Le spatulaire est également considéré « en péril » (imperiled) ou « gravement en péril » (critically imperiled) dans d’autres États en périphérie, comme le Montana, le Minnesota et l’Ohio (NatureServe, 2007).