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Programme de rétablissement pour le rorqual bleu, le rorqual commun et le rorqual boréal (Balaenoptera musculus, B. physalus et B. borealis) dans les eaux canadiennes du Pacifique [Projet]

6. Habitats Essentiels

La LEP définit un habitat essentiel comme « l’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite, qui est désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d’action élaboré à l’égard de l’espèce ». L’habitat essentiel des baleinoptères couvre vraisemblablement des espaces importants pour l’alimentation, la socialisation, la migration et, possiblement, d’autres activités.

L’habitat marin des cétacés à fanons dans les eaux tempérés est le plus souvent défini comme un habitat ou une aire d’alimentation et ce, parce que l’on pense que ces espèces fréquentent les eaux tempérées durant l’été pour tirer profit d’une productivité saisonnière accrue. En outre, les données sur le comportement de ces espèces sont relativement difficiles à recueillir, et l’alimentation est le comportement le plus observable. L’habitat d’alimentation est aussi celui qui est le plus facile à définir en raison des données océanographiques et biologiques disponibles. Même si les efforts de recherche seront initialement centrés sur la délimitation des aires d’alimentation, il ne faut pas négliger la détermination d’autres habitats nécessaires au déroulement des processus vitaux essentiels.

On pense que la répartition des rorquals bleus, communs et boréaux est relativement sympatrique. Toutefois, le manque d’observations récentes de rorquals bleu et boréal dans les eaux canadiennes du Pacifique rend la désignation d’habitats essentiels difficile à cette étape du processus de planification du rétablissement.

Selon Gregr et Trites (2001), les conditions océanographiques au large de l’extrémité nord de l’île de Vancouver créent des conditions propices à l’entraînement du phytoplancton et du zooplancton. Parmi ces conditions, citons le transport d’organismes de production primaire à partir des zones de remontées situées plus au sud, l’entraînement du zooplancton depuis la plate-forme continentale et la confluence de grands courants créant des phénomènes d’entraînement telles que des front et des contre-courants. Ils avancent que la région (figures 1 et 4) représente un habitat plurispécifique essentiel pour un ensemble d’espèces de grandes baleines. L’importance de la région doit maintenant être étudiée davantage; elle ne constitue pas un habitat essentiel dans le contexte de la LEP. Néanmoins, les habitats essentiels pour ces espèces pourraient être en grande partie éphémères (p. ex., fronts et contre-courants), structurés par les conditions océanographiques et par les interactions de ces conditions entre elles et avec des caractéristiques physiques permanentes (p. ex., failles et canyons).

6.1. Programme d’études visant à recenser les habitats essentiels

D’autres recherches sont nécessaires avant que l’on puisse recenser les habitats essentiels des baleinoptères dans les eaux canadiennes du Pacifique. La LEP prévoit la mise sur pied d’un programme d’études pour déterminer les habitats essentiels lorsque l’information disponible est inadéquate (voir la section 9.4.1).

6.2. Activités susceptibles de détruire les habitats essentiels

On pense que les habitats essentiels de ces espèces dans les eaux canadiennes du Pacifique consistent principalement en des aires d’alimentation éphémères, structurées en grande partie par les processus océanographiques. Ces aires se situent probablement dans une vaste zone et sont, par conséquent, moins vulnérables que les milieux terrestres à la destruction par des activités humaines localisées. Dans ce contexte, les activités qui risquent de détruire les habitats essentiels sont celles qui les dégradent au point où ils ne seront vraisemblablement plus fréquentées par les baleinoptères. Une fois que l’on a défini un habitat essentiel (c.-à-d., dans le plan d’action ou dans une modification de la stratégie de rétablissement), il est plus facile d’évaluer les activités potentiellement destructrices.