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Programme de rétablissement pour le rorqual bleu, le rorqual commun et le rorqual boréal (Balaenoptera musculus, B. physalus et B. borealis) dans les eaux canadiennes du Pacifique [Projet]

4. Le Rorqual Boréal

4.1. Statut actuel

Nom commun : Rorqual boréal

Nom scientifique : Balaenoptera borealis

Inscription légale (LEP) : Janvier 2005 (en voie de disparition)

Sommaire de l’évaluation : Mai 2003

Désignation du COSEPAC : En voie de disparition

Justification de la désignation : Il s’agissait de l’une des espèces les plus abondantes recherchées par les baleiniers au large de la côte de la Colombie-Britannique (avec plus de 4 000 individus abattus), et elle était aussi souvent capturée dans d’autres zones de l’est du Pacifique Nord. Aucun rorqual boréal n’a été signalé en Colombie-Britannique depuis la fin de la chasse à la baleine. Il y a, s’il en reste, peu d’individus matures dans les eaux de la Colombie-Britannique, et l’on possède des preuves manifestes d’un important déclin causé par la chasse à la baleine et aucun signe de rétablissement (www.cosepac.gc.ca).

Présence au Canada : Atlantique Nord et Pacifique Nord

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2003.

4.2. Description de l’espèce

Le rorqual boréal est le troisième membre des baleinoptères de par sa taille, après le rorqual bleu et le rorqual commun. La répartition des rorquals boréaux est considérée comme cosmopolites, bien qu’ils semblent quelque peu se limiter aux eaux tempérées et vivre dans une plage de latitudes plus restreinte que celle des autres rorquals, à l’exception du rorqual de Bryde (COSEPAC 2003). Selon les preuves dont on dispose, il y aurait trois stocks de rorquals boréaux dans le Pacifique (à l’ouest, au centre et à l’est) (Masaki 1977).

Un rorqual boréal adulte moyen mesure 15 m et pèse 19 t (Horwood 1987). Les femelles sont plus grosses que les mâles. Les animaux de l’hémisphère Nord semblent plus petits que ceux de l’hémisphère Sud (Tomilin 1967). Les longueurs maximales observées chez les femelles sont 18,6 m dans l’hémisphère Nord et 20 m dans l’hémisphère Sud (Gambell 1985a).

Les rorquals boréaux sont de foncés à gris bleuté sur le dos et de blanc à crème sur le ventre. Les rainures ventrales comportent fréquemment une zone blanche ou légèrement colorée s’étendant du menton à l’ombilic, bien que la coloration soit extrêmement variable. On observe souvent des cicatrices de forme ovale causées par des morsures de requins et de lamproies ainsi que des infestations de copépodes ectoparasites sur les côtés et le ventre. La nageoire dorsale, fine et incurvée, est proéminente (elle mesure de 0,25 à 0,75 m) et est située plus à l’avant que celles des rorquals bleu et commun. Les nageoires pectorales sont relativement courtes, ne mesurant que 9 à 10 pour cent de la longueur du corps; leur face ventrale est gris foncé et leur extrémité, pointue. Les nageoires caudales, gris foncé, s’élèvent rarement au-dessus de la surface lorsque l’animal plonge (COSEPAC 2003).

Dans l’est du Pacifique Nord, les rorquals communs et boréaux présentent une certaine ressemblance pour ce qui est de leur taille, de leur coloration et de la forme de leur nageoire dorsale, ce qui fait que l’on peut facilement les confondre. Toutefois, les rorquals boréaux ne présentent pas la coloration blanche asymétrique de la mâchoire droite et de la face ventrale qui caractérise le rorqual commun. En raison des risques de confusion avec le rorqual commun et, dans une moindre mesure, avec le rorqual de Bryde et le petit rorqual (B. acutorostrata), on peut facilement sous-estimer la taille de la population du rorqual boréal et son aire de répartition (COSEPAC 2003).

Les rorquals boréaux migrent des aires d’hivernage de faible latitude vers les aires d’alimentation estivales, à des latitudes élevées. Les registres des captures montrent que les migrations sont distinctes selon la longueur (c.-à-d., l’âge), le sexe et l’état reproducteur, les femelles gravides menant le troupeau vers les aires d’alimentation. Les animaux les plus jeunes arrivent en dernier, repartent les premiers et se déplacent vers des latitudes plus faibles que les adultes. Les aires d’hivernage des rorquals boréaux sont en grande partie inconnues, bien que l’on pense qu’elles se trouvent loin en haute-mer (COSEPAC 2003).

Les mâles et les femelles atteignent la maturité sexuelle à l’âge de 5 à 15 ans et vivent environ 60 ans. Dans les deux hémisphères, l’âge à la maturité sexuelle a décliné de 10-11 ans à 8 ans entre les années 1930 et 1960, probablement en raison de l’exploitation. L’accouplement, suivi d’une période de gestation de 10,5 à 12 mois, et la mise bas surviennent en hiver. Les baleineaux tètent pendant environ 6 mois et sont sevrés sur les aires d’alimentation. L’intervalle entre deux mises bas est de deux à trois ans (COSEPAC 2003).