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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le méné d’argent de l’Ouest au Canada

TAILLE ET TENDANCES DES POPULATIONS

Tout ce que l’on sait de la présence du méné d’argent de l’Ouest au Canada est qu’il a été capturé dans une localité de la rivière Saskatchewan‑Sud et dans sept localités de la rivière Milk, dans le sud‑est de l’Alberta. L’espèce a été capturée pour la première fois en Alberta en 1961, dans la rivière Milk (UAMZ 5320). Sa présence dans la Milk a été confirmée à six autres endroits entre 1971 et 1976 (UAMZ 2846, 3335, 3234, 3241, 3244, 3548.1, 3838.1). Le nombre de spécimens capturés dans chacune de ces localités varie de 1 à 26; dans une des localités, 26 spécimens ont été capturés en 1974 (UAMZ 3548.1) et 2 en 1976 (UAMZ 3838.1). Depuis, il ne semble pas que l’espèce ait été recherchée dans la Milk. La seule mention pour la Saskatchewan‑Sud est celle de Henderson et Peter (1969); depuis, l’espèce n’a plus été observée dans cette rivière. Nelson et Paetz (1992) soulignent qu’il faudrait capturer d’autres spécimens pour confirmer la présence de l’espèce dans la Saskatchewan‑Sud.

Il n’existe aucune donnée quantitative permettant d’estimer la taille et les tendances des populations canadiennes du méné d’argent de l’Ouest. L’espèce fait probablement partie de la faune indigène d’Alberta, et il y a sans doute longtemps qu’elle est présente dans la région, où elle serait passée inaperçue ou aurait été confondue avec le méné laiton, puisque ce n’est qu’en 1856 qu’elle a été décrite sous le nom d’Hybognathus argyritis par C.P. Girard, d’après des spécimens capturés dans la rivière Milk, au Montana (Nelson et Paetz, 1992). Willock (1968) pense que l’espèce était peut‑être plus abondante dans le cours supérieur de la rivière Milk jusqu’à la fin du XIXe siècle et que son effectif aurait ensuite décliné en Alberta à cause d’une augmentation de la turbidité des eaux due à la canalisation des eaux d’irrigation vers ce cours d’eau. Après l’abandon de cette pratique, le rétablissement de la rivière et de sa végétation aurait permis le rétablissement du méné d’argent de l’Ouest dans une bonne partie de son aire albertaine (Willock, 1968).

Willock (1968) propose une hypothèse pour expliquer la présence du méné d’argent de l’Ouest en Alberta et dans le bassin hydrographique de la baie d’Hudson (rivière Saskatchewan‑Sud). À la fonte des glaciers, il s’est établi entre les bassins de la baie d’Hudson et du Missouri des voies de communication temporaires, et les déplacements dans le réseau hydrographique du Missouri n’étaient pas difficiles. Il semble que l’Hybognathus argyritis aurait migré vers le nord à partir du refuge glaciaire du Missouri (Crossman et McAllister, 1985).

Willock (1968) attribue le fait que l’espèce soit disparue de vastes régions des États-Unis à un accroissement de la turbidité des cours d’eaux et à la disparition de la végétation aquatique et des débris organiques attribuable à l’envasement des lits. Aux États‑Unis, l’espèce semble abondante là où elle est encore présente (Pflieger, 1980).