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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le méné d’argent de l’Ouest au Canada

HABITAT

Il existe très peu de données sur les exigences écologiques du méné d’argent de l’Ouest, et aucune sur celles des populations canadiennes de l’espèce. Selon Willock (1968), l’espèce semble préférer les eaux calmes et riches en phytoplancton, comme l’avait déjà observé Trautman (1957) pour les ménés d’argent d’Ohio. Le méné d’argent de l’Ouest est une espèce des plaines; on le trouve principalement dans les bras morts et les fosses des grands cours d’eau des plaines du nord (Pflieger, 1980). Bien qu’il partage la même aire géographique que l’H. placitus, dans le bassin du Missouri, et que l’H. nuchalis, dans le bassin du Mississippi (figure 4), il occupe une niche écologique différente : l’H. placitus vit dans les chenaux ouverts (Gilbert, 1980) et tolère une plus forte turbidité (Gilbert, 1980; Hlohowskyj et al., 1989); l’H. nuchalis, comme le méné d’argent de l’Ouest, vit dans les bras morts et les fosses des cours d’eau, mais il préfère généralement des cours d’eau plus petits (Pflieger, 1980a,b), et il manifeste une plus faible tolérance à la turbidité que les deux autres espèces (Hlohowskyj et al., 1989).

Figure 4.  Répartition générale d’Hybognathus argyritis, H. amarus, H. nuchalis, H. placitus et H. regius. La ligne pleine délimite l’aire d’H. placitus; la zone ombrée est l’aire d’H. argyritis (adapté de Gilbert, 1980; Lee, 1980; Pflieger, 1980 a, b)

Figure 4.  Répartition générale d’Hybognathus argyritis, H. amarus, H. nuchalis, H. placitus et H. regius. La ligne pleine délimite l’aire d’H. placitus; la zone ombrée est l’aire d’H. argyritis (adapté de Gilbert, 1980; Lee, 1980; Pflieger, 1980 a, b).

Trautman (1957) fait remarquer que les populations les plus abondantes de méné d’argent de l’Ouest et de méné d’argent de l’Est se trouvent dans les bras de cours d’eau où le courant est faible ou nul, les eaux sont riches en phytoplancton, et le fond, couvert de gravier, de sable ou de débris organiques, n’est pas envasé. L’auteur a également observé que ces espèces frayent uniquement dans des zones à faible envasement.

Comme l’H. nuchalis et l’H. regius, le méné d’argent de l’Ouest fraye probablement dans les bras morts à végétation abondante des sections à faible pente des cours d’eau (Scott et Crossman, 1973; Ramshaw et Mandrak, 1995).

Les alevins du méné d’argent de l’Est apparaissent par petits groupes parmi la végétation émergente environ deux semaines après l’éclosion des œufs (Raney,1939).