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Moqueur des armoises (Oreoscoptes montanus)

COSEPAC Résumé

Moqueur des armoises

Oreoscoptes montanus

Description

Le Moqueur des armoises est un peu plus petit que le Merle d’Amérique et, comparativement aux autres moqueurs, sa queue et son bec sont relativement courts. Il a le haut du corps brun grisâtre et des lignes brun-gris sur la poitrine et le ventre. La face du Moqueur des armoises porte une rayure superciliaire blanchâtre et des rayures noires sur les côtés de la gorge. Le mâle et la femelle sont d’aspect semblable, et leur chant est une longue série musicale de gazouillements.

Répartition

L’espèce se reproduit depuis l’extrême-sud de la Colombie-Britannique, le centre de l’Idaho et le centre-sud du Montana jusqu’au nord-est de l’Arizona, au centre-ouest et au nord du Nouveau-Mexique, au nord du Texas et à l’ouest de l’Oklahoma, en passant par le Grand Bassin. Le Moqueur des armoises se reproduit également, du moins irrégulièrement, dans le sud-est de l’Alberta et le sud de la Saskatchewan. Son aire d’hivernage s’étend à partir du centre de la Californie, du sud du Nevada, du nord de l’Arizona, du centre du Nouveau-Mexique et du centre du Texas jusqu’au centre du Mexique.

Habitat

Le Moqueur des armoises se reproduit dans des steppes arbustives dominées par les armoises. Si la taille des arbustes n’a pas d’importance pour l’habitat d’alimentation, les oiseaux ont besoin d’armoises de bonne taille (environ 1 m de haut) pour la nidification.

Biologie

Le Moqueur des armoises revient au Canada au printemps et au début de l’été; il construit alors un volumineux nid de brindilles dans une armoise de grande taille. La femelle pond quatre ou cinq œufs et peut élever deux couvées par saison, ce qui n’a toutefois jamais encore été documenté au Canada. Au printemps et à l’été, le Moqueur des armoises se nourrit principalement d’insectes, en particulier des sauterelles et des coléoptères, et passe à un régime mixte de baies et d’insectes à la fin de l’été et au début de l’automne.

Taille et tendances de la population

La population reproductrice au Canada varie d’année en année, d’un plancher d’environ 6 adultes à des sommets de 20 ou 30 adultes. La tendance générale va probablement vers une lente diminution, étant donné la conversion de deux ou trois sites de reproduction d’importance mineure en terres d’agriculture intensive ou en lotissements résidentiels; la plus forte estimation de la population depuis un siècle est d’environ 35 couples.

Facteurslimitatifs et menaces

Toutes les menaces sont liées à la quantité et à la qualité des habitats. Les menaces sont imminentes dans tous les habitats sur les terres privées et autochtones se trouvant dans la partie sud des vallées de l’Okanagan et de la Similkameen. Sur ces terres, il est possible que les habitats d’armoises soient convertis en terres d’agriculture intensive (surtout des vignobles), en lotissements résidentiels et en terrains de golf. Le surpâturage a déjà été un problème, car il réduit la taille des armoises et favorise l’établissement de graminées annuelles, notamment le brome des toits; ces deux facteurs réduisent la qualité de l’habitat pour le Moqueur des armoises. Le surpâturage n’est plus un problème aussi important qu’il l’était auparavant, du moins sur les terres publiques, mais, dans certains cas, ses effets se font encore ressentir sur les terres des fermes d’élevage privées.

Protection actuelle

Le Moqueur des armoises, ses nids et ses œufs sont protégés de la chasse et de la cueillette au Canada et aux États-Unis par la Convention concernant les oiseaux migrateurs de 1916. L’espèce est également protégée en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan par les lois provinciales respectives sur les espèces sauvages. L’habitat du Moqueur des armoises est protégé en Colombie-Britannique par le Nature Trust of British Columbia, qui a conclu des baux à long terme sur 1 084 ha à White Lake. La désignation de zones protégées, prévue d’ici la fin de l’an 2000, pourrait préserver 1 100 ha supplémentaires d’habitat dans la partie sud des vallées de l’Okanagan et de la Similkameen dans le cadre du plan de gestion des terres et des ressources de la province. En Saskatchewan, une superficie considérable d’habitat apparemment de qualité est protégée dans le parc national des Prairies, bien que le Moqueur des armoises n’utilise pas régulièrement ce secteur pour le moment.


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MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.