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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Moqueur des armoises (Oreoscoptes montanus) au Canada – Mise à jour

Facteurs limitatifs et menaces

Comme le Moqueur des armoises dépend des armoises, presque tous les facteurs qui limitent ses populations concernent la perte, l’altération ou la dégradation des habitats abritant ces arbustes.

La perte des habitats d’armoises au profit de l’agriculture, de l’extraction à ciel ouvert et du lotissement résidentiel est une grande source de préoccupation à l’égard des oiseaux qui dépendent de cet écosystème aux États-Unis (Braun et al., 1976). Au Washington, d’immenses zones d’armoises ont été converties en champs de blé depuis un siècle et, plus particulièrement, depuis la construction du barrage de Grand Coulée (Weber, 1980). En Alberta, de vastes portions d’habitat du Moqueur des armoises ont été perdues au profit du développement agricole de zones d’aridoculture (Bruce MacGillivray, comm. pers.).

Environ la moitié de la superficie historique des steppes d’armoises aux États-Unis a disparu à cause de l’agriculture intensive, et seulement la moitié de la portion restante a de bonnes conditions de pâturage et conserve son sous-étage indigène (West, 1996).

On n’a guère de données sur les effets des pesticides sur le Moqueur des armoises. L’application aérienne de malathion (585 g/ha) en Idaho a réduit la population d’insectes disponible pour les moqueurs reproducteurs, sans toutefois avoir d’effet significatif sur la survie des oisillons (Howe et al., 1996).