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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le loup à tête large au Canada

Loup à tête large

Anarhichas denticulatus

Description

Le loup à tête large, comme les autres loups, est caractérisé par les dents saillantes de type canines qu’il porte sur le devant des mâchoires, un corps allongé et l’absence de nageoires pelviennes. Grand prédateur benthopélagique, le loup à tête large, Anarhichas denticulatus, se distingue des deux autres loups de l’Atlantique par la coloration de son corps généralement plus uniforme, sa musculature molle et gélatineuse et la disposition de ses dents dans la voûte du palais. 

Répartition

Le loup à tête large se trouve dans les eaux froides des plateaux continentaux de l’ensemble de l’Atlantique Nord, depuis la Norvège jusqu’au sud de Terre-Neuve. Dans l’Atlantique Nord‑Ouest, il vit principalement au large de Terre-Neuve, au nord‑est. Des individus errants sont parfois observés ailleurs au Canada.

Habitat

Le loup à tête large est un poisson benthopélagique qui fréquente une vaste gamme de profondeurs en haute mer, le plus souvent des profondeurs dépassant 100 m, où la température de l’eau est de moins de 5 ºC. Il préfère les fonds mous et se tient à proximité de rochers, habituellement entre 151 et 900 m.

Biologie

La fraie a lieu tard dans l’année, et les oeufs démersaux sont extrêmement gros. En moyenne, la femelle pond environ 27 000 oeufs. Le loup à tête large atteint la maturité à l’âge de 5 ans ou plus et peut vivre jusqu’à au moins 14 ans. Le taux de croissance est lent, mais ce loup peut atteindre 145 cm de longueur et peser presque 20 kg. Il se nourrit principalement d’invertébrés bathypélagiques et benthiques. L’espèce ne forme pas de bancs et ne migre pas; elle est quelque peu territoriale.

Taille et tendances des populations

Les relevés scientifiques effectués dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce dans l’Atlantique Ouest indiquent que ses effectifs ont baissé au cours des 20 dernières années. Ainsi, depuis 1978, ils ont chuté de 98 p. 100 dans l’aire principale au nord-est de Terre-Neuve. Ils baissent constamment, le nombre d’endroits où se trouvait l’espèce a diminué et l’aire de répartition semble rétrécir.

Facteurs limitatifs et menaces

Quoique le loup à tête large ne soit pas visé par la pêche commerciale, il fait tout de même l’objet de prises accessoires. Le Canada et le Groenland sont les principaux pays qui pêchent le loup atlantique, son cousin, dans l’Atlantique Nord‑Ouest depuis 1980; le Portugal s’est joint à eux dans les années 1990. Les prises de loup dans l’Atlantique Ouest ont atteint un sommet d’environ 22 000 tonnes en 1979, puis ont diminué sans arrêt, ne se chiffrant plus qu’à quelque 2 000 tonnes en 1997. Les prises accessoires ont une incidence négative sur les populations de loup à tête large, et le chalutage par le fond, qui détruit et perturbe les lieux de ponte, a probablement des effets nuisibles sur l’espèce.

Protection actuelle

Comme le loup à tête large n’est pas la cible d’une pêche dirigée dans l’Atlantique Nord, il n’est soumis à aucune forme de gestion et aucun mécanisme particulier, comme des limites de prises, n’est en place pour le protéger.

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

EspèceToute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.
Espèce disparue (D)Toute espèce qui n’existe plus.
Espèce disparue du Canada (DC)Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.
Espèce en voie de disparition (VD)*Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.
Espèce menacée (M)Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.
Espèce préoccupante (P)**Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.
Espèce non en péril (NEP)***Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.
Données insuffisantes (DI)****Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.
  
*Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
**Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.
   

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.