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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le loup à tête large au Canada

Définition

Le loup à tête large est un poisson benthopélagique se trouvant en haute mer dans les eaux froides (température de moins de 5 ºC ) à une vaste gamme de profondeurs entre la surface et 900 m, le plus souvent à une profondeur dépassant 100 m. Au contraire des autres loups, il fréquente les eaux pélagiques tant à l’état juvénile qu’à l’état adulte (Shevelev et Kuz’michev, 1990), mais comme ceux-ci, il ne forme pas de bancs et les études d’étiquetage semblent indiquer qu’il migre peu (Templeman, 1984). Cette dernière particularité le rend vulnérable à l’impact de la pêche locale intensive et à la destruction de son habitat. Il a été observé en train de défendre son territoire autour d’un appât gisant sur le fond contre la morue et l’aiglefin, et le dépistage acoustique de ses déplacements au fil du temps a révélé que la superficie de ce territoire est assez limitée (Godo et al., 1997).

 

Tendances

Les cartes de relevé montrent que le nombre d’endroits où le loup à tête large se trouvait diminue sans cesse (fig. 3). Les sites où il était présent sont indiqués par un

point plein et les sites où il était absent, par un point vide. Au milieu des années 1990, il se trouvait en beaucoup moins d’endroits qu’une décennie plus tôt, et principalement à la périphérie de son aire de répartition, en eaux plus hauturières et plus profondes. Ce changement s’est produit de façon soutenue et unidirectionnelle depuis le milieu des années 1980. Au début de la série de relevés, le loup à tête large était présent à presque 80 p. 100 des sites aux profondeurs et aux températures appropriées pour l’espèce, mais, en 1993, ce pourcentage ne s’élevait plus qu’à 3,6 p. 100 (fig. 4). Les données du MPO pour la période de 1986 à 1999 montrent une tendance semblable, comme l’indique le pourcentage généralement à la baisse des traits contenant du loup à tête large au fil des ans, quoique le nombre ait légèrement augmenté au cours des deux dernières années.

Occurrence (présence/absence) du loup à tête large, Anarhichas denticulatus, dans les eaux de Terre‑Neuve en 1982

Figure 3a.    Occurrence (présence/absence) du loup à tête large, Anarhichas denticulatus, dans les eaux de Terre-Neuve en 1982. Données de l’ECNHSAP. Les sites où l’espèce se trouvait sont indiqués par un point noir et les sites où elle ne se trouvait pas, par un point vide. Le Bonnet Flamand, le banc isolé à l’est, gît en eaux internationales.

Occurrence (présence/absence) du loup à tête large, Anarhichas denticulatus, dans les eaux de Terre‑Neuve en 1994

Figure 3b.    Occurrence (présence/absence) du loup à tête large, Anarhichas denticulatus, dans les eaux de Terre‑Neuve en 1994. Données de l’ECNASAP. Les sites où l’espèce se trouvait sont indiqués par un point noir et les sites où elle ne se trouvait pas, par un point vide. À noter le nombre plus élevé d’échantillons prélevés en eau profonde par rapport à 1982. Aucune donnée pour le Bonnet Flamand n’était disponible.

Figure 4.  Barres : pourcentage des sites de profondeur et de température convenables où le loup à tête large, Anarhichas denticulatus, a été capturé de 1978 à 1993 au large de Terre-Neuve.

Figure 4.  Barres : pourcentage des sites de profondeur et de température convenables où le loup à tête large, Anarhichas denticulatus, a été capturé de 1978 à 1993 au large de Terre-Neuve. Il s’agit des profondeurs de 100 à 900 m et des températures de –0,6 à 5,0 °C auxquelles le loup est le plus susceptible d’être présent (Fischer et Haedrich, 1999). Ligne : pourcentage des traits de relevé ayant produit du loup de 1986 à 1998. Renseignements fournis par le MPO en juillet 2000.