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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le loup à tête large au Canada

Reproduction

Des recherches menées dans la mer de Barents suggèrent que le loup à tête large fraye sur une longue période allant d’avril à octobre, tandis que dans l’Atlantique Nord-Ouest, on croit qu’il fraye en automne et au début de l’hiver. Il fraye en eau profonde sur le talus continental, puis revient sur le plateau (Shevelev et Kuz’michev, 1990). Les grosses femelles (plus de 100 cm de longueur) portent en moyenne environ 27 000 oeufs, soit un nombre beaucoup plus élevé que les autres espèces de loup (Gusev et Shevelev, 1997); ils peuvent mesurer jusqu’à 8 mm de diamètre. Des grappes d’œufs et l’éclosion de ceux-ci n’ont jamais été observées, mais on sait que les larves sont pélagiques.

Le taux de croissance du loup à tête large dans les eaux canadiennes de l’Atlantique est inconnu. Il semble être rapide dans la mer de Barents durant les quatre premières années après la naissance. Pouvant vivre jusqu’à 14 ans dans les eaux canadiennes, ce loup peut atteindre jusqu’à 145 cm de longueur et peser 19,5 kg. La taille minimale à la maturité se situe à 80 cm de longueur, soit à un âge d’environ 5 ans, d’après des données otolithiques.

Alimentation et relations interspécifiques

Le loup à tête large se nourrit d’invertébrés bathypélagiques et benthiques, tels que des cténophores, des méduses, des crabes, des ophiures et des étoiles de mer. Les crustacés et mollusques dont il se nourrit ont tendance à avoir des carapaces plus molles que ceux dont se nourrissent les autres espèces de loup, et à être fixés moins solidement au substrat du fond étant donné que les dents relativement moins solides du loup à tête large se prêtent mal à l’attaque de proies solidement cuirassées; des oursins ont par contre été trouvés dans ses contenus stomacaux. Les jeunes loups pélagiques se nourrissent d’invertébrés planctoniques, ainsi que d’œufs et de larves de poisson, tout comme les autres espèces de loup (Baranenkova et al., 1960). Bien qu’il ne soit pas connu comme étant une proie importante, le loup à tête large a été trouvé dans les contenus stomacaux de phoques annelés, de sébastes orangés, de morues et de laimargues atlantiques. Des études des niveaux de contamination des poissons de profondeurs retrouvés dans le détroit de Davis ont révélé que les teneurs en organochlorés dans le foie du loup à tête large étaient relativement faibles (Berg et al., 1997).