Profil d'espèce

Haliplide de Hungerford

Nom scientifique : Brychius hungerfordi
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Haliplide de Hungerford

Description

Le Brychius hungerfordi ou haliplide de Hungerford est un petit insecte de 3,7 à 4,4 mm de longueur. Ils sont brun jaunâtre avec des rayures foncées irrégulières sur le dos. Les larves sont longues et minces, et leur abdomen se termine par un crochet recourbé distinctif. (Mise à jour 2017/08/30)

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Répartition et population

Le haliplide de Hungerford est endémique à la région des Grands Lacs et environ 40 % de son aire de répartition se trouve au Canada. Toutes les populations canadiennes se trouvent en Ontario. L'espèce est présente seulement dans 5 ruisseaux répartis dans 3 comtés (Emmet, Montmorency et Presque Isle) du nord du Michigan et dans 3 rivières (Rankin, North Saugeen et Saugeen) dans le comté de Bruce, en Ontario. Au cours des 10 dernières années, la disparition possible de l'un des 3 sites a été documentée. (Mise à jour 2017/08/30)

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Habitat

Le haliplide de Hungerford est un spécialiste des cours d'eau de taille petite à moyenne caractérisés par un débit modéré à rapide, une bonne aération, des températures fraîches (entre 15 °C et 25 °C), un substrat inorganique et une eau alcaline. Les populations sont souvent présentes, mais pas toujours, immédiatement en aval de ponceaux, de barrages de castors et de digues construites par l'homme. La présence d'algues du genre Dichotomosiphon peut constituer un élément essentiel de l'habitat, car les larves du coléoptère semblent être très dépendantes de cette source de nourriture. Certaines régions au sein de 2 bassins versants (Saugeen et Grey-Sauble), où la présence de haliplides de Hungerford a été recensée, sont relativement vierges alors que d'autres sont très dégradées. Les mauvaises pratiques agricoles, la dégradation des terres humides, les ouvrages de retenue et autres modifications des cours d'eau ainsi que l’expansion urbaine représentent, à l'heure actuelle, des menaces dans ces bassins versants. Certaines données indiquent que l'habitat de la localité de la rivière North Saugeen a été tellement perturbé que cela pourrait avoir entraîné le déclin ou la disparition de la population de haliplides de Hungerford. (Mise à jour 2017/08/30)

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Biologie

Le cycle vital du haliplide de Hungerford compte 4 stades : l'œuf, la larve, la pupe et l'adulte. Le stade d'œuf n'a pas été décrit et la ponte d'œufs n'a pas été observée chez le haliplide de Hungerford, mais d'après des études menées sur des espèces étroitement apparentées, les femelles pondent probablement leurs œufs au printemps ou au début de l'été sur des plantes aquatiques ou à l'intérieur de plantes aquatiques. Les larves sont herbivores et une étude récente semble indiquer qu'elles consomment peut-être surtout l'algue filamenteuse Dichotomosiphon tuberosus. Les larves se nourrissent et grandissent probablement jusqu'à l'automne. C'est alors qu'elles sortent de l'eau et s'installent dans les sols humides sur les bords de la rivière, où elles passeront vraisemblablement l'hiver. Le printemps suivant, il est probable qu'elles se transforment en adultes avant de retourner à l'eau. Les coléoptères adultes peuvent vivre jusqu'à 18 mois. (Mise à jour 2017/08/30)

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Menaces

Bien que les besoins de l'espèce en matière d'habitat ne soient pas bien compris, il est probable que les menaces pour cette espèce comprennent toute activité qui contribue à dégrader la qualité de l'eau ou à faire disparaître ou perturber les nappes d'eau dormante et l‘habitat trouble des cours d'eau où vit l'espèce. Ces menaces peuvent notamment inclure la modification des cours d'eau (la canalisation des cours d'eau, les activités de dragage, la stabilisation des berges, la lutte contre l'érosion et les ouvrages de retenue), la pollution, les répercussions sur la qualité et la quantité des eaux souterraines, et les espèces exotiques envahissantes. Les modifications aux débits des cours d'eau causées par l'aménagement d'installations hydroélectriques, les modes de gestion des installations hydroélectriques, les permis d'approvisionnement en eau (soit les eaux de surface pompées directement des cours d'eau, soit les eaux souterraines qui peuvent alimenter les cours d'eau), le déversement des eaux de ruissellement et d'autres activités peuvent également avoir une incidence sur les populations de haliplides de Hungerford en altérant l'hydrologie, la température, le substrat et la composition chimique de l'eau des cours d'eau. À l'heure actuelle, toutes ces activités ont lieu dans les trois bassins versants canadiens où des populations de haliplides de Hungerford ont été observées. De telles activités et les modifications au débit des cours d'eau qu'elles entraînent pourraient également avoir une incidence sur les sites de pupaison de ce coléoptère qui sont situés sur les berges (en causant de l'érosion ou des inondations). Une localité canadienne est adjacente à des terrains où un projet d'agrandissement d'un site d'enfouissement est à l'étude. Un tel agrandissement pourrait avoir des conséquences sur la qualité des eaux souterraines, ce qui pourrait avoir des effets négatifs directs ou indirects sur la population de haliplides de Hungerford de cette localité. (Mise à jour 2017/08/30)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Haliplide de Hungerford est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Haliplide de Hungerford (2011)

    Une relique probable du début de l’ère postglaciaire, ce coléoptère aquatique est endémique à la partie supérieure des Grands Lacs et est en voie de disparition (Endangered) aux États-Unis. Au Canada, l’espèce est restreinte à une petite zone et n’est connue que dans 3 localités en Ontario. Cette espèce a connu un déclin et pourrait être disparue de la rivière North Saugeen. Elle est menacée par des projets d’aménagement prévus dans les localités des rivières North Saugeen et Saugeen et par des altérations hydrologiques dans la localité de la rivière Rankin. Elle est également menacée par des déclins continus dans la qualité de l’eau en raison des activités inhérentes à l’accroissement de la population humaine, et ce, dans toutes les localités.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations), et, compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les ravageurs, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées. Décret concernant la Liste des espèces en péril (renvoi au COSEPAC)

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2011 (2011)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 8 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 8 novembre 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Renseignements connexes

  • Plan d'inscription 2016 à 2018 d’Environnement et Changement climatique Canada en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) (2017)

    Le statut des espèces sauvages est évalué par un groupe d'experts indépendants, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). 149 espèces terrestres ont été évaluées comme étant en péril par le COSEPAC entre 2009 et 2016 et sont admissibles à être considérées par le gouverneur en conseil sur la recommandation de la Ministre de l'Environnement pour l'inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP): 86 espèces seraient de nouveaux ajouts, 54 espèces inscrites au registre seraient reclassifiées et l’inscription de 9 espèces serait mise à jour pour refléter les changements dans leurs unités désignables reconnues. Un plan d'inscription de trois ans a été élaboré pour les 149 espèces terrestres et les décisions d'inscription pour la majorité des espèces sont prévues d'ici la fin de 2018. Faire des modifications à l'annexe 1 de la LEP est un processus en deux étapes. La première étape consiste à ce que le gouverneur en conseil propose un amendement par décret publié dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de commentaires publics de 30 jours. La deuxième étape consiste à ce que le gouverneur en conseil prenne la décision finale de modifier ou non l'annexe 1 de la LEP en tenant compte des commentaires reçus pendant la période de commentaires publics de 30 jours. Les modifications sont apportées par décret publié dans la Partie II de la Gazette du Canada. Les deux décrets sont accompagnés d'un résumé de l'étude d'impact de la réglementation (REIR) qui présente les répercussions de l'inscription de l'espèce ou de la modification de son statut. La publication de ce plan dans le Registre public des espèces en péril vise à assurer la transparence au sujet du plan du gouvernement du Canada de prendre des décisions d'inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril. NOTE: Les renseignements présentés ci-dessous visent à assurer l'ouverture et la transparence en ce qui concerne le moment où les espèces terrestres pourraient être considérées pour ajout ou reclassification à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril. Il est destiné à aider tous ceux qui souhaiteront peut-être formuler des commentaires sur ces considérations. Comme de nombreux facteurs pourraient affecter la date de prise d’une décision d’inscription, le plan est sujet à changement. En conséquence, il sera mis à jour périodiquement.